Comment faire une détox hormonale après la pilule ? Ou quand on souffre d’acné ? De SOPK ? D’endométriose ou encore de syndrome prémenstruel ?
Parce que l’équilibre hormonal est très fragile, il est important de fuir les substances qui perturbent ton cycle menstruel et qui encrassent ton corps. Grâce à la naturopathie, je vais t’expliquer toutes les étapes qui vont t’aider à réussir ta détoxination hormonale.

Comment faire détox hormonale naturopathie

Pourquoi la détox hormonale est efficace ?

En matière de détox, il y a des impairs à ne pas commettre, sous peine de te faire plus de mal que de bien. Mais bien réalisée, c’est une formidable technique pour nettoyer ton corps, retrouver un cycle menstruel et une peau au top.

Reprenons la base : qu’est-ce qu’une hormone ?

C’est un messager chimique créé par une glande, un organe ou un tissu, qui délivre son message à un autre organe. Cet autre organe est doté de récepteurs spécifiques pour chacune des hormones que ton corps produit.

Et il en produit BEAUCOUP ! Ton corps fabrique énormément d’hormones différentes et ce, pour à peu près tout et n’importe quoi. Pour ovuler et avoir tes règles bien sûr, mais aussi :

  • réguler ton sucre dans le sang,
  • équilibrer ta tension artérielle,
  • te sentir heureuse,
  • t’endormir le soir,
  • etc.
récepteurs hormonaux
Les récepteurs captent l’hormone et son message

Équilibre VS déséquilibre endocrinien

Contrairement à la vision qu’on en a généralement, les hormones ne vont pas juste d’un organe A à un organe B sans se soucier du reste.
En vérité, il existe une intelligence somatique qui permet à ton organisme de conserver son équilibre global. On parle d’homéostasie ou de potentiel vital homéostasique.

Concrètement, ça veut dire quoi ? Et bien que les hormones ont la capacité de se réguler les unes par rapport aux autres. Donc si l’une est en déséquilibre, d’autres vont suivre son chemin. Et c’est ce cercle vicieux qu’on cherche justement à éviter quand on souffre d’acné ou d’une pathologie hormonale !

Comprends ton profil hormonal, débusque les ennemis de ton cycle menstruel et retrouve ton bien-être féminin naturellement

Les ennemis de ton équilibre hormonal

Cet équilibre subtil peut être troublé de plusieurs façons. Par exemple, une hormone peut être trop ou pas assez produite. Ou encore, le récepteur est rendu inopérant et le message ne peut pas être délivré. C’est exactement pour éviter ça qu’on va faire une détox hormonale.

Voici en détails les principaux ennemis de ton homéostasie :

1) Les perturbateurs endocriniens

Tout d’abord, il faut savoir que ces P.E. peuvent agir eux-mêmes de deux façons :

  1. En MIMANT tes hormones et en agissant comme telles. On parle d’effet hormon-like.
  2. En BLOQUANT le récepteur hormonal.

Dans les deux cas, les sécrétions de tes hormones à toi s’en retrouvent impactées.
En gros, ton organisme peut se dire “oh y’a déjà une activité hormonale ici, pourquoi je me fatigue à produire encore de la progestérone en fait ?“. Ou encore “mon message n’est pas délivré ?! Mais alors il faut que je produise encore plus de message (hormone) !!

Les perturbateurs endocriniens existent à l’état naturel dans beaucoup de plantes et peuvent même avoir un effet bénéfique sur notre équilibre menstruel !

Quant aux composés synthétiques, ils sont rarement sympa. On parle de xéno-oestrogènes.

Les sources de perturbateurs endocriniens ou xeno-oestrogènes :
cosmétiques perturbateurs endocriniens
  • Pilules contraceptives (c’est d’ailleurs LE but recherché) qui mettent en sommeil tout le cycle menstruel ;
  • les P.O.P. (polluants organiques persistants) qui s’accumulent dans le corps comme les retardateurs de flamme et les pesticides. On les retrouve dans les produits animaux, le textile, l’ameublement
  • Certains plastiques (qui peuvent contenir notamment du Bisphénol A, une molécule étudiée à la base pour devenir une contraception hormonale. Interdite en France dans les contenants alimentaires depuis 2013, il est parfois remplacé par d’autres substances sur lesquelles nous n’avons pas de recul) ;
  • Phtalates de l’industrie textile et plastique : ils ont une activité anti-androgène ;
  • Parabènes des produits cosmétiques, qui passent la barrière de la peau. L’industrie cosmétique essaie de décrédibiliser l’action des parabènes comme P.E. mais ils sont toujours suspectés comme tel par l’ORS de Paris ou l’A.N.S.E.S.
  • BHA et le BHT qui jouent le rôle de conservateurs des maquillages et médicaments disponibles sans ordonnance à base d’huile. Ils augmentent l’œstrogène chez la femme (l’hyper-oestrogénie est une condition anormale malheureusement très courante) et diminuent la testostérone chez l’homme. En outre, on suspecte le BHA et le BHT de favoriser les cancers.
  • Formaldéhyde, un composé organique volatil, qui se retrouve dans les détergents et les lingettes pour le ménage. Sans oublier l‘encens, les cheminées, les cuisinières à gaz et les poêles à pétrole
  • Alkyphénols présents dans les peintures, la cire pour le parquets, les produits ménagers, les désinfectants, les matériaux de constructions et le traitement des textiles, cuir et bois.

Sources : ORS IDF, ANSES, OMS

2) Le stress

Ici je distingue les stress psychiques (choc émotionnel, tensions répétées dans la sphère professionnelle ou familiale) et les stress fonctionnels (manque de sommeil, pics de glycémie répétés, repas sautés, carences, chaud/froid répétés).

A chaque fois que le corps subit un de ces types de stress, l’organisme mobilise son énergie et ses ressources pour y faire face.

Les fonctions sexuelles, menstruelles, digestives et immunitaires vont alors passer au second plan.

Alors, une fois de temps en temps, c’est normal, c’est la vie ! Mais quand le stress est omniprésent et constant, le corps s’épuise et le système endocrinien peut se perturber profondément.

Impact du stress sur les hormones du cycle menstruel et de la fertilité

3) Une alimentation déséquilibrée

D’abord, la carence en protéines et acides gras entraîne un manque de matériaux de base pour fabriquer suffisamment d’hormone (notamment la progestérone, qui lutte contre l’excès d’estrogène, l’acné et le syndrome prémenstruel).

Mais encore faut-il apporter les vitamines et oligo-éléments aussi nécessaires à leur fabrication !

Ceci dit, une alimentation équilibrée mais avec un rythme anarchique peut tout aussi bien être une cause de perturbation hormonale.
Puisque les repas sautés et les grignotages sont une source de stress induisant une réponse hormonale et une surcharge du foie, il en résulte un cercle vicieux qui fini par retentir sur le cycle menstruel.

Enfin, une alimentation non-adaptée peut déséquilibrer la flore intestinale et le transit. Mais comme nous allons le voir, le gros intestin à son rôle à jouer dans l’équilibre de l’œstrogène et dans la surcharge toxémique !

alimentation pour la détox hormonale
L’alimentation déséquilibrée ou indigeste fatigue l’organisme

Maintenant que tu as identifié les principales causes de tes symptômes, il est temps de passer à l’action !

Qui peut faire une détox hormonale ?

Nul doute que si tu es encore en train de lire cet article, c’est que tu es dans un des cas suivants :

  • Arrêt de ta contraception hormonale
  • Acné chronique
  • Post-partum
  • Condition hyper-oestrogénique
  • Pathologie hormonale : SOPK, endométriose

| Lire aussi : Déséquilibre hormonal de la femme, êtes-vous concernée ?

Alors OUI, tu vas pouvoir faire une détox hormonale plus ou moins douce.

En effet, il est nécessaire de tenir compte de ta vitalité et de tes capacités d’éliminations pour choisir la façon dont tu vas mener ta détox hormonale.

⚠ Certaines personnes ne peuvent pas faire de détox : maladie ou faiblesse des reins, tuberculose pulmonaire, diabète de type 1, myopathie.
Quant aux personnes épileptiques, spasmophiles, fortement constipées ou ayant une faiblesse émonctorielle, étant épuisées , en état d’obésité ou souffrant d’insuffisance veineuse, il sera nécessaire de consulter un médecin et un naturopathe avant tout.

Je n’aborde pas ici les questions des cancers hormonodépendants ni du post-partum avec allaitement, qui demandent également des précautions particulières.

|Lire aussi : Alimentation et allaitement : avez-vous les bons réflexes ?

En quoi consiste la détox hormonale ?

Il s’agit donc d’éliminer les éléments qui perturbent nos hormones.

A première vue, il suffirait d’arrêter la pilule et de fuir les autres sources de xéno-œstrogènes. Mais ce n’est pas si simple.

Déjà, parce que les xéno-oestrogènes sont partout et que les éviter totalement parait peu faisable.
Ensuite car il s’agit là d’un processus très long et qu’en attendant, tu te tapes de symptômes vraiment désagréables.
Et enfin, parce que notre hygiène de vie est généralement propice à l’intoxination qui elle-même épuise le corps. Les capacités d’éliminations deviennent un peu flemmardes dans ces conditions.

fonctionnement détox hormonale

On détox quoi, au juste ?

Tout au long de la journée, notre corps ABSORBE des bonnes (et aussi des mauvaises) choses. A travers l’alimentation, l’air que nous respirons et les composés absorbés par la peau (cosmétiques, détergeant, textiles). Toutes ces choses s’accumulent en nous.

Mais ce n’est pas tout ! Nous FABRIQUONS également des déchets organiques à chaque division cellulaire, processus digestif et tout mécanisme physiologique.

Rôle des émonctoires dans le cycle menstruel

Heureusement, la nature est bien faite et nous ne devenons pas des déchetteries organiques ambulantes. Le corps humain est doté de portes de SORTIE pour nos poubelles. En naturopathie, on parle d’émonctoires.

Les émonctoires :

• LES REINS
Ils filtrent le sang, maintiennent l’équilibre hydrique du corps, sécrètent les hormones responsables de la pression artérielle et de la fabrication des globules rouges. Enfin, ils transforment la vitamine D en une hormone utilisable par l’organisme.

LE FOIE
Pourquoi il est important ici ? C’est lui qui neutralise les œstrogènes usés sous une forme inoffensive pour être évacuées vers la sortie. Le risque avec un foie qui ne fonctionne plus de façon optimale, c’est que les œstrogènes ne soient pas totalement dégradés et véhiculent sous une forme au contraire très agressive.

L’INTESTIN
Pourquoi il est important ici ? Il dirige les hormones usées vers la sortie. Mais quand le transit se ralenti, les selles se concentrent et restent en contact plus longtemps avec la muqueuse intestinale. Mais il faut savoir que cette dernière a également une capacité d’absorption ! Ceci pour se délecter des derniers nutriments utiles qui arrivent en toute fin de digestion. C’est justement là que les œstrogènes usés peuvent passer à nouveau dans la circulation sanguine et c’est reparti pour un tour !

• LES POUMONS
En plus d’apporter de l’oxygène au sang, ils évacuent notamment les déchets gazeux et les acides gras volatils.

• LA PEAU
Pourquoi elle est importante ici ? Elle produit de la sueur, du sébum et rejette toxines et acides. Elle réagit aux différentes hormones du cycle féminin : œstrogènes, progestérone et testostérone. Quand les autres émonctoires sont saturés, elle prend le relais et peuvent apparaitre acné, eczéma, psoriasis.

| Lire aussi : Peau et cycle menstruel : 4 gestes, phase après phase

drainer émonctoires post pilule

Les techniques de détoxination et détoxication

Pour commencer, nous allons tout simplement RÉDUIRE la charge de travail de nos émonctoires.

Imagine que tu veux déménager et tu fais appel à des déménageurs. Chaque déménageur peut sortir un seul carton de la maison à la fois.
Mais à chaque fois qu’un carton est sorti, tu en rajoutes deux autres. Très rapidement, la maison sera envahie de cartons et l’équipe de déménageur ne suffira plus à tout sortir au fur et à mesure.

La détox c’est pareil : il s’agit alors de réduire la quantité de cartons (travail) qu’on donne aux déménageurs (émonctoires). (Et aussi taper dans nos mains pour les motiver à sortir les cartons plus rapidement).

👉 Les techniques pour réduire la charge de travail, du plus doux au plus intense :


Les monodiètes :

  • Soupe maison
  • Jus crus

Les jeûnes :

  • Intermittent
  • Hydrique
  • Sec

Le drainage les émonctoires

Quand la charge de travail est réduite de façon rythmée, il est temps de drainer les émonctoires. C’est-à-dire qu’on va les faire fonctionner plus fort pour qu’ils soient plus efficaces dans leurs fonctions d’éliminations. Bref, on va les motiver, taper dans nos mains et crier leurs noms !

plantes détox hormonale

Et puis on va s’aider avec des plantes, qu’on va choisir en fonction de notre profil :

RADIS NOIR (Raphanus sativus var.niger)

Draineur du foie par excellence, il se combine bien avec d’autres plantes. Il est déconseillé en cas de calculs vésiculaires et de gastrite. Il a également une action mucolytique au niveau des poumons.

ARTICHAUT (CYNARA SCOLYMUS)

Drainant et détoxiquant hépatique. Intéressant dans l’excès de cholestérol.

CHARDON MARIE (CARDUUS MARIANUS)

Elle est surtout hépato-protectrice et protège donc le foie. A associer à une plante dépurative. A éviter en cas d’hypertension.

DESMODIUM (DESMODIUM ADSCENDENS)

Également hépato protectrice, elle conviendra particulièrement pendant et après un traitement médicamenteux ou pendant le sevrage de la contraception.

FUMETERRE (FUMARIA OFFICINALIS)

Merveilleuse dépurative du sang, du foie et de la peau, la fumeterre peut être un peu trop épuisante. A réserver aux cures courtes et chez les personnes qui ont une bonne vitalité.

PISSENLIT (TARAXACUM DENS LEONIS)

Diurétique doux, il conviendra particulièrement aux femmes qui souffrent de constipation par faiblesse hépatique et en cas d’acné.

MAUVE (MALVA SYLVESTRIS)

Elle protège la muqueuse intestinale et a une action déconstipante très intéressante en post-pilule ou en cas transit lent.

AUBIER DE TILLEUL (TILIA CORDATA SYLVESTRIS)

Draineur général et notamment des reins, il sera utile pour les femmes en condition hyper-oestrogénique avec surpoids ou après les excès de l’hiver.

ORTHOSIPHON (ORTHOSIPHON STAMINEUS)

Draine l’urée, l’acide urique et les chlorures, ce qui en fait une plante de choix en cas d’hypertension, de surpoids

SALSEPAREILLE (SMILAX ASPERA)

Diurétique, elle drainera la peau des femmes qui manquent de progestérone.

BARDANE (ARCTIUM LAPPA)

Diurétique et laxative, c’est la plante de choix dès qu’il faut traiter la peau en cas d’acné, de psoriasis ou d’eczéma.

PENSÉE SAUVAGE (VIOLA TRICOLOR)

Elle draine principalement la peau, ainsi que le foie et les reins tout en protégeant les intestins.

Dans tous les cas, la période de drainage sera accompagnée d’une bonne hydratation et d’un maximum de repos.

comment faire sa détox hormonale

Comment réussir sa détox hormonale ?

Concrètement, voici les étapes à mener et l’alimentation à adopter pour une détox hormonale réussie.

1) Évaluer sa vitalité

Il n’y a pas qu’une seule façon de mener sa détox ! Une détox trop forte peut vider un organisme déjà fatigué. Il faudra alors faudra de longues semaines pour s’en remettre, ce qui sera malheureusement très contre-productif.

2) Fuir les sources de xéno-oestrogènes

Cette étape s’adresse à toutes, même (et surtout) avec une baisse de vitalité. Ici, il s’agit d’apprendre à lire les étiquettes et trouver des alternatives saines aux produits du quotidien :

  • Cosmétiques et produits d’hygiène corporelle (on va plutôt choisir du bio et checker les compos sur La Vérité sur les Cosmétiques) ;
  • Détergents et autres produits d’entretien (il suffit généralement de savon de Marseille véritable, savon noir, vinaigre blanc et bicarbonate pour effectuer la quasi totalité de l’entretien) ;
  • Produits alimentaires sans emballages, emballages recyclables en matières clean (on achète en vrac et on stocke dans des contenants en verre par exemple) ;
  • Meubles et textiles vestimentaires, à choisir plutôt de seconde main par exemple. A défaut, on peut essayer de choisir des matières demandant peu d’apprêt (ce qui n’est pas le cas du coton !), laver et aérer dans une pièce bien ventilée avant usage.
  • Éviter quand c’est possible les médicaments inutiles ;

3) Préparer sa détox hormonale avec une descente alimentaire

Bon, quitte à descendre une montagne, préfères-tu une pente douce ou un ravin ? Préparer sa détox hormonale avec une descente alimentaire, c’est choisir la pente douce !

Pendant quelques jours et seulement si la vitalité et la condition de santé le permettent, il sera possible de réduire les quantités de protéines, féculents et lipides ingérés, au profit des légumes et crudités.

Dans tous les cas, je t’invite aussi à supprimer totalement pendant ta détox :

  • Produits hyper-transformés ;
  • Produits industriels comme les plats préparés ou les gâteaux ;
  • Sucreries ;
  • Produits laitiers ;
  • Charcuterie ;
  • Chips ;
  • Matières grasses rances ou hydrogénées ;
alimentation nutrition post pilule

4) Draîner les émonctoires ayant un rôle dans l’équilibre hormonal

Si la vitalité le permet, on va pouvoir mettre nos émonctoires en mode Superman : pendant quelques jours à quelques semaines, nous allons les forcer à travailler plus pour éliminer plus (et non pas gagner plus, merci).

On fera ce drainage des émonctoires en fonction de nos besoins, à l’aide des plantes citées plus haut. Ta naturopathe peut bien sûr te guider dans le choix de ta cure détox !

Attention : Tout drainage doit se limiter à trois semaine au maximum car il épuise justement l’émonctoire. L’idée c’est de faire Superman quelques jours à raison de deux fois par an, pas que ton foie se mette en arrêt prolongé pour burn-out.

Idéalement, cette cure à base de plantes drainantes sera réalisée aux intersaisons : printemps et automne. En tout cas, elle est à éviter en hiver si possible.

💡 Et si la vitalité ne permet pas de faire un drainage pour l’instant : Tu peux toujours suivre les conseils alimentaires qui suivent. Et faire ce petit truc qui fonctionne bien : tous les soirs après le repas, dilue 2 gouttes d’huile essentielle de Livêche dans une demi-cuillère à café d’huile de tournesol et masse en regard du foie sous la poitrine à droite. Applique encore une bouillote chaude à cet endroit pendant une demi-heure environ.

Les organes à cibler dans la détox hormonale :

  • Le foie (qui neutralise les œstrogènes) ;
  • L’intestin (qui élimine les œstrogènes) ;
  • Les cellules de graisses (qui stockent les polluant) ;
  • La peau (si présence d’acné hormonale) ;
  • Les surrénales (qui fabriquent la progestérone s’opposant aux œstrogènes, ainsi que la testostérone et qui s’épuisent à cause du stress répété).

L’alimentation pendant et après la détox hormonale

Consommés dans le cadre d’une alimentation variée et bien équilibrée (un des grands piliers de l’homéostasie), ces aliments vont t’aider à retrouver ton confort féminin.

Pour le foie

Les indole-3-carbinol : surtout présent dans les brocolis et les crucifères qui doivent être consommés crus, ces composés soufrés aident le foie à neutraliser les œstrogènes.

Les aliments soufrés : ail, oignon, échalote, poireau, radis, choux, navet

Les aliments amers : endive, pissenlit, asperges, artichaut, radis noir, concombre, céleri, pamplemousse, huile d’olive

Les vitamines B : présentes dans les légumes verts foncés et les céréales complètes

Les aliments protéiques : sans lesquels le foie ne peut pas se régénérer !

Pour les intestins

Les fibres insolubles : leur rôle est de venir danser et cogner les intestins pour les motiver à travailler plus vite.
L’excès de fibres insolubles est irritant et peut provoquer des douleurs et des diarrhées. Attention donc si tu es déjà sensible.

Les fibres solubles : plus douces, elles aident l’intestin à doser nos selles en eau, pour qu’elles aient la consistance parfaite !

Pour le cycle menstruel et la fertilité

L’huile de lin : Elle est riche en phyto-œstrogènes. Mais consommée raisonnablement, elle va plutôt nettoyer les xéno-œstrogènes et nous aider à équilibrer les hormones. En outre, elle apporte des omégas-3 anti-inflammatoires. Par contre il est important de la choisir de qualité irréprochable et de la stocker au frais.

La vitamine E : Antioxydante, elle permet à notre corps d’économiser de l’oxygène et soutien l’axe gonadotrope (hypothalamus-hypophyse-ovaires). L’huile de germe de blé est parfaite pour les apports de vitamine E dans ce cas. On en trouve aussi dans les oléagineux (noisettes, noix, amandes…) et les graines de tournesol et l’avocat (pas très écolo mais ton foie aime aussi beaucoup l’avocat).
👉 Incontournable en cas d’aménorrhée.

Le zinc : co-facteurs de nombreuses enzymes, le zinc a aussi une activité régulatrice sur l’oestrogène, l’inflammation et l’immunité. On en trouve dans les huîtres, les palourdes, les bulots, la viande rouge, les oeufs, les céréales complètes, les noix et les graines de courge.
👉 Incontournable dans les baisses de la fertilité, le SOPK et l’acné.

Le magnésium : présent dans les oléagineux et les verdures foncées, il faudra généralement se supplémenter pour faire face aux pertes en cas de stress important. Le magnésium participe notamment à la bonne sécrétion de la progestérone (qui s’oppose notamment aux taux élevés d’œstrogènes et androgènes).
👉 Incontournable dans la baisse de la fertilité et le SPM.

Pour la détox en sevrage ou arrêt de pilule

Aux conseils précédents, on veillera à reconstituer les stocks des nutriments que la pilule à spolié.

Sélénium : sa carence est en lien avec les mycoses et candidoses chroniques. Une seule Noix du Brésil (ou d’Amazonie, c’est la même chose) chaque jour à jeun permet de couvrir les besoins quotidiens recommandés en sélénium.

Vitamine C : aussi valable pour les fumeuses qui devraient faire attention à leurs apports. Les aliments riches en vitamine C sont l’acérola, le cassis, le kiwi, les fraises, les oranges, l’ananas, le choux de Bruxelles et le poivron.

Comprends ton profil hormonal, débusque les ennemis de ton cycle menstruel et retrouve ton bien-être féminin naturellement

Marjorie

Fondatrice de MoonFlow, j'accompagne les femmes à révéler la magie de leur Essence Féminine. Grâce à la naturopathie et la compréhension du Cycle Féminin, mes clientes retrouvent leur énergie et leur liberté, à chaque étape de leur vie.