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Faut-il laver la vulve à l’eau claire ?

Le sexe féminin, haut lieu de mystères ! Il s’y passe beaucoup de chose, dans le sexe des femmes. Les règles, le plaisir, l’accouchement… la flore vaginale ! Cette partie de notre corps est, à l’instar de nos intestins et de notre bouche (beaucoup plus sur l’avant de la scène ces dernières années), vivante.
Mais hep, attention à ne pas tout mettre dans le même panier. D’ailleurs, le vagin et la vulve ne partagent pas les mêmes habitants ni les mêmes habitudes.

hygiène intime
Femme normale faisant une petite toilette quotidienne comme ça OKLM vite fait.

 

Mon corps est un temple

Un mythe véhicule, instillant l’idée que notre fri-fri doit être aseptisé et sentir la mangue. Wait… what ?! Non, les femmes ont un super pouvoir : leur sexe est autonettoyant !

Bon, ça sent pas la mangue pour autant, mais son odeur attire les partenaires et nous renseigne sur notre santé. Donc c’est important de ne pas la masquer. D’ailleurs, et même si c’est très lucratif pour certaines entreprises, on évite de se récurer à grand coup de douche vaginale et de lingettes désodorisantes.

Le vagin

La partie intérieure du sexe de la femme.

Premier super pouvoir : il est extensible (jusqu’à 50% quand même. Belle performance parce que tes pieds ne peuvent pas en dire autant par exemple !).

Second super pouvoir : il s’auto-nettoie. Troisième super pouvoir : Il porte une cape. (N’importe quoi !).

Pendant la période fertile de la femme et en l’absence de soucis de santé, le pH du vagin se situe entre 3,5 et 4,5. Ceci grâce à la FLORE VAGINALE !

Yep, merci les lactobacilles – qui composent la flore – de préserver notre vagin en utilisant le glycogène qui s’y trouve pour en faire de l’acide lactique et du peroxyde d’hydrogène.

Oui, merci car ceci pour :
– éviter aux levures et bactéries indésirables de s’installer durablement ;
– tuer les spermatozoïdes en dehors de la période fertile et produire un biofilm qui protège la muqueuse vaginale.

Ces actions sont réalisées avec l’aide des glandes situées vers le col de l’utérus qui participent également à l’hydratation de la paroi vaginale. Bref, tout ça finit par être expulsés, ainsi que les desquamations normales de cette muqueuse, direction :

La vulve

La partie extérieure du sexe féminin, formée des petites lèvres, grandes lèvres, clitoris… Ce qui s’y passe est aussi très intéressant, mais avouons que la vie y est plus calme. Le pH est celui de la peau, bien moins acide que le vagin.

La flore, issue du rectum, passe par le périnée et la vulve pour coloniser le vagin, mais les lactobacilles n’y élisent pas demeure. Conséquence directe : La vulve, elle, ne s’auto-nettoie pas !

Tout le monde n’a pas reçu le mémo et certaines femmes font le choix de laver leur vulve uniquement avec de l’eau claire.

Je vous invite à ne prendre que des douches à l’eau pendant quelques jours et vous allez vite arriver à deux constats :
Le premier est que votre peau sera très sèche.
Le second, moins évident, est que la peau n’est pas débarrassée des cellules mortes et autres agents indésirables.

Conclusion : L’eau claire pour se laver la vulve ne suffit pas. Il s’agit de trouver un juste équilibre entre manque et excès d’hygiène.

Et choisir un produit adapté. Bien sur, en cas de dysbiose (déséquilibre de la flore, entraînant vaginites et mycoses), de ménopause, on devra se tourner vers des produits encore plus spécifiques.

De l’art de laver sa vulve :

  • Le bon endroit : on ne lave que la partie extérieure du sexe (la vulve donc).
  • Le bon rythme : une toilette par jour, c’est suffisant ! Deux, tout au plus.
  • Les produits à éviter : savons de Marseille et autres, dont le pH est vraiment trop alcalin (autour de 8,5) et les produits antiseptiques (qui tuent la flore vaginale)
  • On évite également les lingettes désodorisantes, déodorants, parfums qui irritent, polluent notre corps et la planète et masquent des odeurs essentielles.
  • On utilise un produit de toilette dont le pH est compris entre 4,8 et 7, le plus simple, le plus bio possible, le plus hydratant possible et sans laureth sulfate
  • Si on souffre de sécheresse, on se tournera vers des produits hydratants (sous forme d’ovules ou de lubrifiants spécifiques), exempts de composants irritants et contenant de l’acide hyaluronique
  • Si on souffre fréquemment de mycoses ou vaginites, on rétablira l’équilibre de la flore en utilisant des probiotiques (voie interne et voie vaginale sous forme d’ovules à libération prolongée) et en veillant à l’équilibre alimentaire.
  • Si l’odeur de notre sexe nous incommode, on fonce chez son médecin (généraliste, sage-femme, gynécologue) pour faire un check-up.
  • N’oublions pas que l’utérus est un émonctoire secondaire du corps… C’est donc tout notre appareil reproducteur qui nous renseigne sur notre état général ! Il peut être intéressant de consulter un-e naturopathe pour faire le point.

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