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HPV : Prendre soin de son col de l’utérus

Le HPV. On en parle un peu. On en a beaucoup parlé quand le premier vaccin est sorti. Moi j’ai rencontré cette bestiole là à l’âge de 17 ans et on m’a fait très peur. Tout ça pour que quelques années plus tard, la sage-femme avec qui je faisais mon suivi gynéco m’appelle pour me dire “Tu peux déboucher le champagne, tu n’as plus rien !”. Wait… what ?!

ATTENTION : Pour celles et ceux qui auraient lu de travers, je n’ai jamais dis que le dépistage était inutile, bien au contraire 😉
 
 

C’est quoi cette bestiole ?

Le PapillomaVirus Humain, HPV de son nom de scène, est un virus très courant, qui provoque des lésions charmantes appelées VERRUES (moins charmant en fait). Il en existe plus de 150 différents, donc c’est un peu le bazar.
Ils peuvent toucher la peau ou les muqueuses, peuvent être bénins ou malins.
Ils sont en causes dans:
– les verrues vulgaires (sur la peau),
– Les verrues plantaires (appelées aussi “putain le pédiluve c’est dégueulasse”
– Les condylomes (verrues génitales),
– les cancers de la vulve, du col utérin et de l’anus.
 
 
Tout le monde peut donc être porteur d’un HPV. 
Voilà ce que ma copine Ali Wong en pense :
 
 
 
Comme on est sur un blog à la thématique utéro-vaginale (et pas du tout sur un blog de verrues plantaires), c’est surtout de la sphère génitale dont je voudrais te parler.
 
 

Un juste dépistage du papillomavirus : Les recommandations 

Pour dépister le cancer du col de l’utérus, on procède à un frottis. C’est un prélèvement au niveau du col. Il est possible, puisque mon médecin généraliste le propose, d’opter pour un auto-prélèvement. A condition d’avoir de bonnes notions d’anatomie et un miroir propre 😉
 
Le résultat de mon frottis à moi disait grossomodo “Y’a un truc. Mais peut-être pas. Mais peut-être que si. On sait pas trop, en fait“. 
Dans le doute, on m’envoie faire une colposcopie à Paris. Au début, j’ai un peu paniqué, j’ai lu coloscopie et je voyais pas trop le rapport avec mon anus. Là, tu te dis qu’à une erreur de frappe près, on t’envoyait pas dans le bon service ! 
Mais en fait ça va : la colposcopie, c’est l’observation à la loupe du col de l’utérus, après qu’on te l’ait badigeonné avec une solution iodée. Après examen à l’œil nu, le-la gynéco choisi de procéder ou non à une biopsie.
 
Étonnée qu’on me prescrive cet examen aussi tôt dans ma vie, la gynéco a choisi de ne pas procéder à la biopsie. (Et tant mieux, puisque comme tu le sais car je t’ai spoilée la fin de cette histoire dès l’intro, je ne suis plus porteuse de HPV). Puis elle m’a expliqué…
 

… 4 choses à savoir absolument sur le papillomavirus :

– Tous les HPV ne donnent pas forcément des lésions cancéreuses
– Avant 25 ans, les cancers sont rares.
– Avant 25 ans, les cellules du col de l’utérus se modifient énormément
– Parfois, le corps fait bien son job et éradique de lui-même le HPV.
– Être vaccinée ne dispense pas le dépistage 
Donc : Entre 25 et 50 ans, on procède à un frottis tous les TROIS ans. 
Après 50 ans, c’est tous les cinq ans. 
Et avant 25 ans, on ne le recommande pas tellement. En fait, on commence le dépistage huit ans après le premier rapport sexuel. C’est pas moi qui l’invente, ce sont les services de santé britanniques*.

Comme l’herpès, le HPV reste dans notre corps : ma gynéco actuelle préconise un frottis tous les deux ans pour le suivi.

Quid du vaccin ?

En France, il en existe deux et sont utiles face aux 4 souches de HPV responsables de 75% des cancers du col de l’utérus. Il n’est pas obligatoire et je n’aborderai pas le débat “pour ou contre”. 

EDIT 18 JUIN 2019 : Le GARDASIL 9 qui protège contre les souches 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52, 58 est disponible en France.

Je déplore simplement qu’en France, les campagnes pour la vaccination ne s’adressent qu’aux jeunes femmes.
On oublie aussi de les prévenir que le vaccin ne dispense pas d’une surveillance tous les 5 ans.
Au Canada, il semblerait que les jeunes hommes soient aussi concernés. Après tout, ils sont aussi touchés et porteurs du virus ! 
Aux Etats-Unis, le Gardasil 9 est commercialisé depuis peu et protégerait contre 5 souches supplémentaires*.
 
 

Les alternatives naturelles

Pour se débarasser du HPV, certaines femmes se voient prescrire des ovules aux huiles essentielles par leurs gynécologues ou sages-femme aromathérapeutes. 
A essayer avant un nouveau frottis de dépistage.
 
Même si il vaut mieux une prescription personnalisée par un aromathérapeute, ces produits ont été testés par une amie, je les partage à titre indicatif :
 
Sources : 
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