Le mythe de l’Hyperfertilité

Il y a des phrases qui me font bondir au plafond. La première, c’est celle qu’on dit aux jeunes filles quand elles entament leur vie sexuelle : “Vous pouvez ovuler n’importe quand plusieurs fois dans le cycle, à votre âge vous êtes très fertile voire hyperfertile”. Oui. Mais en fait… non.
 
Femme observant son cycle menstruel !


Le mythe du cycle de 28 jours

On a déjà vu comment fonctionnait le cycle ovarien. (Besoin d’un rappel ?)
Il est courant de dire que le cycle dure 28 jours et que l’ovulation se produit le 14ème jour. Foutaises ! Notre médecine aime bien standardiser les choses car c’est plus pratique pour appliquer des protocoles : On retient ce qui fonctionne pour le plus grand nombre.
En réalité :
     • La première phase du cycle correspond aux menstruations, les règles, les ragnagnas, les ragnoufs. Ça dure quelques jours, idéalement trois ou quatre.
     • La seconde phase du cycle (appelée phase folliculaire, des règles jusqu’à l’ovulation) est très instable tout au long de la vie de la femme. Elle dure le plus souvent entre 12 et 20 jours, mais ce peut-être beaucoup plus long. C’est notamment cette phase qui devient plus courte ou plus longue en cas de stress ou de fatigue.
     • Vient ensuite l’ovulation
     • La quatrième et dernière phase (appelée phase lutéale, de l’ovulation jusqu’aux règles) est plus stable. Elle dure entre 10 et 16 jours. Une phase lutéale plus courte peut faire penser à un déficit en progestérone. 
 
Pour avoir ses règles, il faut donc une ovulation. Systématiquement.
Les cycles anovulatoires existent, mais les saignements qui en découlent sont appelés saignements inter-menstruels.

Le mythe de l’ovulation spontanée 

Il faut 6 jours pour qu’un follicule mûrisse et libère un ovule et non pas sans quelques signes annonciateurs : inratables pour celle qui pratique la symptothermie !
Parfois un deuxième ou troisième follicule tape l’incruste et décide, lui aussi, de libérer un ovule, dans les quelques heures qui suivent. Alors le dernier ovule pourra survivre 18 heures après la première ovulation (oui, c’est pas franchement l’anarchie, comme tu peux le voir).
Il arrive aussi que le premier follicule n’ait pas d’ovule ou ne le libère pas et on verra alors une seconde tentative d’ovulation se faire. Tout cela dans un laps de temps très court, encore une fois.
Ensuite, c’est la routine : ce qui reste du follicule devient le corps jaune et sécrète la progestérone.
Et son job, à la progestérone, c’est d’inhiber une nouvelle ovulation !
 
C’est simple et comme quoi, quand on explique les choses, on fait vachement moins peurs aux femmes. On leur évite aussi de faire n’importe quoi.


Mais bon c’est pas une raison pour faire n’importe quoi non plus !

Ce qui fait défaut à la plupart des méthodes contraceptives naturelles, c’est de ne pas tenir compte de ces cas de figure. Parce que les femmes, jeunes et moins jeunes, ne comprennent pas toujours comment fonctionne leur cycle et n’ont pas les outils pour gérer leur contraception de façon parfaitement sécure.
 
Tu comprends alors qu’utiliser la méthode du calendrier (méthode Ogino) dans un but contraceptif, c’est jouer à la roulette russe : Entre les règles qui n’en sont pas toujours, les ovulations non standards et ton utérus qui n’est pas très fort en maths, c’est compromis.
 
Les tests d’ovulations ne sont pas fiables non plus. Ils mesurent le taux de LH (Hormone Lutéinisante) qui permet la libération de l’ovule par le follicule. On mesure une quantité d’hormones, pas l’ovulation en elle-même.
Et dans un but contraceptif, c’est évidemment très dangereux car à fortiori, d’autres facteurs entrent dans le processus : ouverture du col de l’utérus et sécrétion de la glaire cervicale, cet élixir qui permet aux spermatozoïdes d’être nourris, logés, blanchis en attendant l’ovulation.
 
 
Observer son cycle menstruel et sa fertilité avec la symptothermieA contrario, la méthode sympto-thermique permet de gérer naturellement sa contraception en tenant compte de tous ces paramètres, notamment qu’on est bien passée en phase lutéale et qu’il n’y aura pas d’autres ovulations.
Mais ça je t’en parlerai dans un autre article. En attendant, si la méthode t’intéresse, je t’invite à visiter le site de la fondation Sympto-Therm (symptotherm.ch) et à lire attentivement leur manuel avant de te lancer dans l’aventure.
 
Il n’y a donc pas d’hyperfertilité : Il y a fertilité, ou pas.
Il peut par contre y avoir hypofertilité (avec un follicule ne libérant pas l’ovule ou n’en contenant pas, éventuellement une glaire cervicale insuffisante ou de mauvaise qualité).
 
“Entre les perturbateurs endocriniens, le stress subit par les femmes, l’âge du premier enfant qui recule, on constate de plus en plus d’infertilités. Ce qui fait que les couples étant fertiles se voient hyperfertiles” – Sarah & Anaïs
 
Sous le terme hyperfertilité se cache une façon de faire peur aux femmes, de les assouvir à grand coup d’hormones au détriment de leur éducation. Et ça, ça me dérange.
 
 
 
 

Marjorie

Fondatrice de MoonFlow, j'accompagne les femmes à révéler la magie de leur Essence Féminine. Grâce à la naturopathie et la compréhension du Cycle Féminin, mes clientes retrouvent leur énergie et leur liberté, à chaque étape de leur vie.